San Francisco se lève, San Francisco s'achève

Publié le par Isabelle

San Francisco me faisait rêver. Je m'imaginais bien vivre là bas si je devais un jour partir aux Etats Unis.

C'est en effet une très belle ville. Son relief offre des vues sublimes sur la baie, l'océan. Le climat y est vraiment très agréable. Et il y règne une liberté de penser et d'être incroyable. Dans cette ville chacun peut être qui il a décidé d'être, sans jugement. J'y ai croisé par exemple : un homme avec une barbe vêtu d'une petite robe et tenant la main de son amoureuse, un homme qui se promenait uniquement vêtu de sa casquette, ses tongs et son sac à main (photo ci dessous), des hippies qui semblent tout droit sortis des années soixante.

San Francisco se lève, San Francisco s'achève
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San Francisco se lève, San Francisco s'achève
San Francisco se lève, San Francisco s'achève

Mais je dois avouer qu'en arrivant j'ai eu un peu plus de mal à m'adapter que dans les villes précédentes. San Francisco s'apprivoise. J'avais choisi de me loger à Berkeley, de l'autre côté de la baie en me disant que c'était comme Brooklyn par rapport à Manhattan mais en fait les transports étaient beaucoup plus chers et contraignants. Là bas tout le monde se déplace soit en vélo... soit en voiture voir en Uber, même pour faire de tous petits trajets.

Et la ville a vraiment deux facettes : la brillante, touristique et lieu où vivent tous les jeunes cadres des nouvelles technologies. Mais aussi une facette très sombre avec des quartiers où tous les sans abris affluent, chassés d'autres grandes villes moins tolérantes et attirés par le climat plus supportable pour passer l'hiver dans la rue. Cela donne des quartiers squattés, sales où on vous déconseille de passer même de jour. Ne parlons pas de la nuit. Il y a un côté zombie land où il ne faut pas mettre les pieds après le coucher du soleil. C'est un peu déstabilisant.

Il y a sans doute aussi le fait de faire plusieurs villes à la suite qui incite à comparer.

Quoiqu'il en soit j'ai également beaucoup aimé mon mois là bas. Je me suis émerveillée devant le Golden Gate Bridge, j'ai flâné dans le quartier hippie, dans Chinatown, Japantown, le Golden Gate Park, Oakland, j'ai bullé à l'ombre des palmiers de Dolores Park, j'ai mangé du très bon fromage, j'ai hésité devant les 5 variétés que proposaient le supermarché en avocat, pamplemousse et autres fruits et légumes tous plus appétissants les uns que les autres, j'ai rencontré pleins de gens formidables (ça c'est une constante dans mon voyage :), j'ai dégusté du vin dans la Napa Valley, j'ai conduit sur les routes et les ponts californiens, visité Alcatraz...

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Ce voyage aura été une vraie parenthèse enchantée, une bouffée d'oxygène dans un quotidien où on laisse trop vite filer le temps sans prendre le temps de faire le point, de se retrouver seul avec soi même.

J'ai vraiment adoré le format voyage en solitaire. Il m'a permis de faire énormément de rencontres, de m'apaiser, de prendre du temps nécessaire pour moi.

Je suis revenue depuis deux semaines exactement et j'ai l'impression que tout cela est déjà si loin. Comme un rêve dont on se demande s'il a vraiment existé. Le retour est très intense. Ce sera le sujet d'un de mes prochains articles.

L'actualité est aussi marquée par l'incroyable évènement politique américain auquel je ne m'attendais pas du tout. Je n'ai visité que des villes profondément démocrates où je n'ai croisé que haine et mépris pour Trump. J'ai suivi les débats avec amusement en me demandant comment un personnage aussi incapable de bien se tenir en société avait pu arriver jusque là. Aujourd'hui je ris jaune de voir qu'il est le nouveau président de cette nation si puissante. Je suis contente d'avoir connu mon pays avant lui et je compatis avec mes nouveaux amis américains qui croient vivre un mauvais rêve éveillé.

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Publié dans Mon histoire

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